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03 octobre 2016

Atelier bilan sur la campagne de communication sur la lutte contre les fausses CTA

Des résultats majeurs, des leçons apprises mais encore des défis pour juguler le phénomène.

L’Association Béninoise pour le Marketing Social et la Communication pour la Santé (ABMS) en partenariat avec le Ministère de la Santé et l’USAID a procédé à la cérémonie de clôture officielle de la campagne de communication sur la lutte contre les fausses Combinaisons Thérapeutiques à base d’Arthémisinine (CTA). C’était à la faveur d’un atelier qui a eu lieu les 28 et 29 septembre 2016 à la salle de conférence de l’hôtel Terra Nostra de Ouidah.

    

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 Etaient présentes à cette rencontre, d’éminentes personnalités représentant le Ministère de la Santé, l’USAID, le Programme National de Lutte contre le Paludisme, la Direction des Pharmacies, du Médicament et des Explorations Diagnostiques, la Direction Nationale de la Santé Publique, l’Ordre des Pharmaciens, la Mairie de Cotonou, la Société de Gestion des Marchés Autonomes, la Police Nationale, les élus locaux, les vendeurs de médicaments, les mères et gardiennes d’enfants pour ne citer que ceux-là. L’objectif est de passer en revue les interventions menées dans le cadre de la lutte contre la commercialisation dans la ville de Cotonou des fausses Combinaisons Thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA), les résultats majeurs obtenus, les leçons apprises et surtout les actions à entreprendre pour pérenniser les acquis de cette intervention.

        En effet, grâce au financement de l’USAID et l’Initiative Présidentielle Contre le Paludisme (PMI), l’ABMS en collaboration avec le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique a développé et mis en œuvre notamment à Cotonou et ses environs, la campagne de lutte contre les faux médicaments en l’occurrence les Combinaisons Thérapeutiques à base d’Arthémisinine (CTA), d’octobre 2014 à septembre 2016. Il s’agit d’accompagner le Gouvernement du Bénin à faire face efficacement à la problématique de la lutte contre l’importation et la vente des faux médicaments contre le paludisme dans la ville de Cotonou. Cette campagne est d’autant plus importante pour la santé des populations que ces médicaments qui sont censés les guérir du paludisme ne contiennent aucune substance qui tue le microbe, mais plutôt des produits toxiques tels que les pesticides, de la chaux vive ou des drogues. Ces faux médicaments retardent non seulement la guérison mais aggravent l’état de santé du malade, particulièrement celui des enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes.

        Ainsi, au bout de deux ans, en termes de résultats de processus, 2.108 séances ont été organisées au niveau communautaire dans le cadre de cette campagne et ont permis de toucher directement plus de 776 vendeurs et 2.482 clients dans le marché pour une prise de conscience de la problématique. Au même moment, les agents de communication interpersonnelle recrutés et formés ont organisé des séances pour toucher 15.703 mères et gardiennes d’enfants de moins de 5 ans et des femmes enceintes. Les numéros verts mis à la disposition de la population ont permis de répondre à 2.867 appels spécifiquement sur la demande de traitement efficace du paludisme.

       Monsieur Jonathan RICHTER, Représentant Résidant de l’USAID au Bénin dans son allocution de clôture de cet atelier bilan, a rappelé que le paludisme est un risque majeur pour tous, avant de souligner que « la fabrication et l’écoulement des faux médicaments est un grave crime ». Pour ce dernier, « il n’est pas question d’envisager le succès de la lutte contre le paludisme sans éliminer l’élément criminel qui sape le travail acharné de tant de personnes dévouées ». C’est donc en tout état de cause qu’il réaffirme l’engagement de son Institution à poursuivre le combat contre ce phénomène sous toutes ses formes. A sa suite, le Commissaire de police Brice ALLOWANOU, représentant le Directeur Général de la Police Nationale, a martelé que la criminalité pharmaceutique est très enracinée au Bénin et a promis que la police continuera à jouer sa partition.

Même son de cloche du côté du Dr Lucien TOKO, Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé. Tout en remerciant l’USAID et son partenaire l’ABMS pour son investissement aux côtés des populations en situation difficile, Dr Lucien TOKO a réaffirmé que de telles initiatives méritent d’être encouragées pour protéger la vie des citoyens qui sont tous de potentielles victimes des fausses CTA.

         Pour finir, l’on peut avancer sans risque de se tromper qu’au regard des résultats de processus, cette campagne a permis d’éclairer les parties prenantes sur les risques des fausses CTA, les précisions sur les lieux d’achat des CTA de qualité et l’importance d’une prise en charge correcte du paludisme. En vue de pérenniser ces acquis, les participants à cet atelier ont recommandé la poursuite du plaidoyer et du lobbying pour la prise de texte et le vote d’une loi pour lutter contre les faux médicaments, le renforcement de la collaboration entre la police et la douane pour une synergie d’action sur le terrain et enfin le renforcement de la société civile dans son rôle de veille et de dénonciation.

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