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26 mai 2016

Etudes sur les points de vente d’antipaludiques et test de diagnostic rapide

C’était à la faveur d’une séance de dissémination organisée et animée le mercredi 13 avril 2016 par l’équipe du département Recherche, Suivi et Evaluation de l’Association Béninoise pour le Marketing Social et la Communication pour la Santé (ABMS) dans la salle de conférence du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). Cette séance de restitution placée sous l’égide de la Coordonnatrice du PNLP, Dr Mariam OKE, a connu une participation active des cadres du PNLP mobilisés à cet effet ainsi que des représentants des partenaires à savoir l’USAID, Catholic Relief Services (CRS), Unicef, France Expertise, projet ARM3. Un acte fort illustrant l’importance qu’accorde le Gouvernement ainsi que les partenaires du secteur aux interventions de lutte contre le paludisme.

En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, « toutes les 30 secondes, un enfant meurt du paludisme[1] ». Mieux, le paludisme, continue à peser de manière inacceptable sur la santé et le développement économique de plus 100 pays à travers le monde. Au Bénin, l’un de ces 100 pays, le paludisme reste la première cause de décès chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans et, constitue à plus de 39,7, les causes de recours aux soins dans les formations sanitaires. Chez les enfants de moins de 5 ans, ce pourcentage est de 56,1%[2]. Face à cette situation, le gouvernement béninois et ses partenaires techniciens et financiers renforcent aussi bien le déploiement des mesures préventives que curatives. Il s’agit en l’occurrence pour la prise en charge, de l’utilisation des Combinaisons Thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA) et le test de diagnostic rapide gratuitement dans le secteur public.

Malgré les succès qu’ont connus les récentes stratégies des secteurs public et privé dans l’amélioration de la gestion des cas de paludisme, force est de constater que des barrières subsistent à l’adhésion aux directives nationales relatives aux traitements, telles que la faible disponibilité des services de diagnostic du paludisme et le coût relativement élevé des (CTA) dans le secteur privé ainsi que la disponibilité limitée de la Sulfadoxine Pyriméthamine (SP). Les efforts de lutte contre le paludisme risquent d’être étouffés si rien n’est fait en vue d’apporter des mesures correctives. C’est dans cette logique qu’en 2008, Population Services International (PSI), en partenariat avec London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM), a lancé un projet de recherche multi-pays appelé ACTwatch.

Le projet a été conçu pour informer sur les changements dans la disponibilité, la part de marché, le prix, la qualité des antipaludiques dans le temps et entre les différents secteurs du marché. Ce projet focalisé exclusivement sur la recherche est mis en œuvre par l’ABMS sur financement de la fondation Bill&Melinda Gates. De 2008 à 2011, trois études ont été réalisées respectivement en 2008, 2009 et 2011. En 2014, la fondation a renouvelé sa confiance à l’ABMS en finançant la quatrième édition de l’étude sur les points de vente d’antipaludiques et les tests de diagnostic rapide. Cette étude a eu pour objectif de suivre la disponibilité, le prix et la part de marché des antipaludiques depuis 2009.

Dans sa démarche méthodologique, l’étude sur les points de vente d’antipaludiques, dont la collecte des données a été faiteau Bénin du 11 au 31 juillet 2014, a été réalisée avec un échantillon représentatif de 4332 points de vente (PDV) au plan national. Des résultats de cette étude, il ressort que la disponibilité des antipaludiques était élevée dans les formations sanitaires publiques et les pharmacies à travers le temps (90% de 2009 à 2014). Parmi tous les détaillants du secteur informel (boutiques, étalages, vendeurs ambulants), environ un tiers avait en stock des antipaludiques lors de chaque édition de l’enquête (2009, 33%; 2011, 31%; 2014, 33%). Les résultats indiquent aussi une augmentation de la disponibilité des antipaludiques parmi les vendeurs ambulants de médicaments (2009, 43%; 2011, 57%; 2014; 68%). En ce qui concerne la disponibilité du Traitements Préventif Intermittents (TPI) dans le secteur public, on note une augmentation allant de 18% en 2011 à 46% en 2014. Ce résultat est cependant encore insuffisant à prévenir le paludisme lors de la grossesse chez les femmes enceintes. Dans le secteur privé on note en revanche sa large disponibilité dans les pharmacies (75% ou plus au niveau des 3 dernières éditions de l’enquête).

Suite aux questions posées par les participants à cette séance, des clarifications ont été apportées par les chercheurs de l’ABMS accompagnés du Dr Chérifatou ADJIBABI, pharmacienne au PNLP, et point focal ABMS au Ministère de la Santé sur le contexte, la méthodologie de réalisation de l’étude et certains résultats. Somme toute, les données de cette étude lèvent davantage un coin de voile sur la situation relative à la disponibilité des antipaludiques en général, et des CTA, en particulier, dans la prise en charge du paludisme; un pas important dans la compréhension des barrières à l’adhésion aux directives nationales de lutte contre le paludisme.


[1] Plan Stratégique National de Lutte contre le Paludisme 2011-2015

[1] Rapport annuel d’activités de 2014 du Programme National de Lutte contre le Paludisme

(boutiques, étalages, vendeurs ambulants), environ un tiers avait en stock des antipaludiques lors de